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Rapport mondial sur le bonheur 2013 : Quel est notre niveau de bonheur?

L’accueil réservé au deuxième Rapport mondial sur le bonheur a grandement réjoui John Helliwell, Boursier principal de l’ICRA. Depuis sa parution en septembre, le rapport a été téléchargé trois quarts de millions de fois. Encore mieux, les gouvernements de par le monde prennent les mesures nécessaires pour mesurer le niveau de bonheur de leur pays et voir comment ils peuvent l’améliorer.

EX-8-Happiness-169Helliwell est codirecteur du programme Interactions sociales, identité et mieux-être de l’ICRA et professeur émérite à l’Université de la Colombie-Britannique. Il a été à l’avant-plan de travaux novateurs visant à utiliser le bien-être subjectif comme mesure du progrès d’une nation – une mesure qu’il juge plus significative que les indicateurs économiques traditionnels. De concert avec une équipe de chercheurs internationaux, il a démontré qu’en sondant les gens sur leur propre évaluation de leur bien-être personnel, il est plus facile de cerner des tendances sociétales importantes.

Le premier Rapport mondial sur le bonheur a été publié en 2012 et présentait des renseignements de fonds, dont le plus grand classement du bonheur mondial jamais établi et une description détaillée des méthodes utilisées. La deuxième édition mentionne que six variables seulement expliquent les trois quarts des écarts en fonction du temps et entre les différents pays.

Selon le rapport, les six indicateurs les plus importants de la qualité de vie sont les suivants : produit intérieur brut réel par habitant, espérance de vie en santé, avoir quelqu’un sur qui compter, liberté perçue dans les choix de vie, être à l’abri de la corruption et générosité.

En outre, le nouveau rapport analyse les changements sur le plan du bonheur de juillet 2005 à décembre 2010, révélant un déclin dans certaines régions (par exemple, les pays les plus durement touchés par la crise financière de 2007-2008); des gains notables en Amérique latine et en Afrique subsaharienne; et une distribution plus équilibrée du bien-être entre les régions mondiales. Au Canada, les évaluations de la qualité de vie ont augmenté légèrement; le pays devance la Finlande, mais vient après la Suisse et la Suède, pour passer de la cinquième à la sixième place au classement mondial.

Helliwell dit être ravi de l’intérêt suscité par le rapport auprès des médias de par le monde. Mais ce qui l’enthousiasme le plus c’est de voir que les décideurs prennent les mesures du bien-être au sérieux et que les bureaux nationaux de la statistique recueillent maintenant des données sur le bonheur de façon régulière.

« Après le dernier rapport, l’OCDE a élaboré des lignes directrices sur la façon dont les pays de l’OCDE pouvaient mesurer le bonheur », a dit Helliwell. « Le chapitre du Rapport mondial sur le bonheur qui présente les lignes directrices de l’OCDE note qu’en 2011, seulement deux pays recueillaient régulièrement des données sur la qualité de vie : le Canada et la France. La plupart des pays de l’OCDE s’engagent maintenant à inclure des mesures du bonheur dans les données standards qu’ils recueillent par l’entremise de grandes enquêtes. »

Dans la foulée du rapport, Helliwell a été invité au Danemark pour prononcer une allocution à l’occasion du Sommet danois des affaires où l’auditoire et les médias étaient très désireux de comprendre pourquoi ils continuent à se classer premiers dans les classements mondiaux.

« Les décideurs sont à la recherche de bons exemples. Qui a les bonnes politiques en matière d’éducation et de santé? Comment créer des quartiers où il fait bon marcher et vivre, où règnent la générosité et un climat de confiance? En se demandant ‘ Comment font-ils au Danemark? ’, les gens sont mieux à même de comprendre ce qui constitue une bonne pratique. »

 

Le Rapport mondial sur le bonheur 2013 a été publié par le UN Sustainable Development Solutions Network qui préconise l’inclusion des mesures du bonheur aux objectifs mondiaux de développements durables pour 2015-2030. Helliwell et ses collaborateurs croient que de meilleures données sur le bien-être, issues de l’auto-évaluation que font les gens de leur vie, permettront aux décideurs de mieux s’attaquer aux enjeux qui importent le plus aux gens.

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