La prochaine génération de leaders de la recherche commence ici : découvrez la nouvelle cohorte du programme des chercheurs mondiaux du CIFAR
15 chercheuses et chercheurs en début de carrière se joignent à la communauté mondiale du CIFAR, forts d’idées audacieuses pour aborder certaines des questions les plus complexes auxquelles font face la science et l’humanité
Comment les lois autochtones pourraient-elles contribuer à la lutte contre les changements climatiques et la perte de biodiversité? Comment notre compréhension du microbiome, des matériaux quantiques et de l’IA pourrait-elle transformer les technologies et les systèmes de santé de demain?
Voilà quelques-unes des questions audacieuses qui animent 15 remarquables scientifiques en début de carrière, nouvellement membres de la cohorte 2026-2028 du programme des chercheurs mondiaux. Faisant maintenant partie de la communauté de recherche mondiale du CIFAR, ces personnes se joindront à des scientifiques de renom du monde entier pour faire progresser des idées ambitieuses par-delà les disciplines.
Depuis maintenant onze ans, le programme des chercheurs mondiaux du CIFAR permet aux jeunes chercheuses et chercheurs d’exercer un impact mondial en leur offrant des occasions de perfectionnement du leadership et en favorisant les idées audacieuses grâce à une collaboration mondiale et interdisciplinaire.
Cette initiative à l’intention de la prochaine génération permet aux scientifiques en début de carrière d’élargir leurs réseaux professionnels et de réaliser des recherches novatrices grâce à une subvention de recherche sans affectation de 100 000 $ CA. Qui plus est, ces personnes deviennent membres à part entière d’un programme de recherche du CIFAR, et ont ainsi accès à des réseaux internationaux, à du mentorat et à des possibilités de collaboration interdisciplinaire approfondie.
« Les chercheuses et chercheurs en début de carrière se trouvent à un stade où l’appartenance à une communauté, le mentorat et le soutien peuvent véritablement changer la trajectoire et l’impact de leurs travaux », a déclaré Rachel Parker, responsable, Initiatives à l’intention de la prochaine génération. « Grâce aux programmes à l’intention de la prochaine génération du CIFAR, comme le programme des chercheurs mondiaux du CIFAR, nous offrons à ces remarquables personnes un cadre qui leur permet de réaliser d’importantes collaborations par-delà les disciplines et les frontières, de faire preuve d’audace dans leurs recherches et de s’épanouir en tant que leaders au sein d’une communauté de recherche mondiale. »
À l’issue d’un processus de recrutement concurrentiel qui a suscité plus de 450 candidatures provenant de 41 pays du monde entier – un nombre record depuis la création du programme –, la nouvelle cohorte regroupe des chercheuses et chercheurs en début de carrière de premier plan, provenant d’établissements situés notamment au Canada, aux États-Unis, en Suisse, en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. Leur diversité géographique est en outre enrichie par d’autres pays de citoyenneté, dont le Bénin, la Chine, l’Allemagne et l’Inde.
« Œuvrer à l’appui de la prochaine génération de leaders de la recherche est l’une des plus grandes priorités du CIFAR », a déclaré Stephen J. Toope. « Grâce au programme des chercheurs mondiaux du CIFAR, nous offrons à de remarquables chercheuses et chercheurs en début de carrière la possibilité de mener des recherches audacieuses et interdisciplinaires à un moment où ce type de travail est à la fois profondément essentiel et pourtant de plus en plus difficile à maintenir. Je suis très heureux d’accueillir cette nouvelle cohorte au CIFAR et je me réjouis à l’idée de célébrer ses réalisations futures. »
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Découvrez les membres de la cohorte 2026-2028 du programme des chercheurs mondiaux du CIFAR
DÉVELOPPEMENT DU CERVEAU ET DE L’ENFANT
Divyangana Rakesh
King’s College de Londres
Royaume-Uni
Divyangana Rakesh met à profit la neuroscience cognitive du développement pour étudier comment l’adversité et les inégalités environnementales s’intériorisent dans le cerveau en développement. À partir de vastes ensembles de données de neuroimagerie, les recherches de Rakesh examinent comment la pauvreté, les quartiers défavorisés et les inégalités macroéconomiques influencent le développement cérébral, les fonctions cognitives, les résultats scolaires et la santé mentale des enfants et des adolescents. Ses travaux examinent aussi la résilience, en cherchant à définir ce qui protège les enfants des effets de l’inégalité.
Emilie Courtin
London School of Economics and Political Science
Royaume-Uni
Emilie Courtin conjugue l’évaluation des politiques et l’épidémiologie sociale pour comprendre comment les conditions sociales défavorables influencent la santé tout au long de la vie, à commencer par la grossesse. Ses recherches associent la politique sociale, l’économie et la biologie pour examiner si les interventions sociales précoces peuvent améliorer la santé à long terme et les résultats en matière de vieillissement, en particulier chez les personnes qui grandissent dans un environnement défavorisé.
ÉPANOUISSEMENT ET AVENIR
Lindsay Borrows
Université Queen’s
Canada
Dans ses recherches, Lindsay Borrows cherche à revitaliser les traditions juridiques autochtones en tirant parti de diverses sources comme les récits, les chants, les cérémonies, les danses, la langue, les traités et l’art. Dans le cadre de collaborations avec les communautés, elle étudie l’application des lois autochtones aux enjeux environnementaux contemporains, notamment les changements climatiques et la perte de biodiversité. Ses travaux contribuent à l’élaboration d’instruments juridiques autochtones contemporains et explorent comment une réflexion axée sur le monde plus qu’humain peut apporter de nouvelles façons de délibérer, de prendre des décisions et de résoudre les différends.
Jonathon Turnbull
Université de Durham
Royaume-Uni / Ukraine
En qualité de géographe, Jonathon Turnbull examine les processus de production, de remise en question et d’interprétation des connaissances environnementales dans différents lieux et contextes. Son projet actuel, Nightlife in the More-than-human City, explore le paysage nocturne urbain en tant que lieu écologique important mais peu étudié. En collaboration avec des écologistes, des citoyens scientifiques et des spécialistes du réensauvagement urbain, Turnbull met au point des méthodes participatives, multisensorielles et multiespèces pour étudier la vie nocturne quotidienne des chats à Londres, des ratons laveurs à Berlin et des hérissons à Newcastle.
AVENIR URBAIN DE L’HUMANITÉ
Sofia Locklear
Université de Toronto à Mississauga
Canada
Sofia Locklear étudie la racisation des peuples autochtones vivant en milieu urbain aux États-Unis. Ses travaux se penchent sur le logement et les résultats en matière de santé, les méthodologies d’évaluation autochtones, la souveraineté des données, ainsi que la manière dont les expériences quotidiennes de racisation influencent l’accès aux ressources, à la communauté et au soutien.
Chrystel Oloukoï
Université de Washington
États-Unis
Les recherches de Chrystel Oloukoï se situent au croisement des études noires, des études urbaines, de l’économie politique, des géographies abolitionnistes, des études cinématographiques et de la théorie queer. Son manuscrit et sa série de films expérimentaux, black nocturnal : Insurgent Nightscapes in Lagos, examinent comment les habitantes et habitants des villes résistent à la criminalisation et au maintien de l’ordre pour se réapproprier les espaces nocturnes en tant que lieux de répit, de construction de vie et de possibilités. De plus, Chrystel Oloukoï co-dirige une plateforme numérique en sciences humaines consacrée aux cinémas et aux espaces de projection noirs.
ÊTRE HUMAIN MULTIÉCHELLE CIFAR-MACMILLAN
Erik Bakkeren
Université de Calgary
Canada
Erik Bakkeren étudie les interactions entre les microorganismes afin de mieux comprendre les facteurs qui déterminent la composition du microbiome humain, l’influence des différentes communautés microbiennes sur la santé et comment modifier le microbiome à des fins bénéfiques pour l’être humain. Ses travaux explorent comment les billions de microorganismes qui colonisent le corps humain contribuent à la santé, et comment leur diversité et leurs interactions influencent les effets du microbiome.
Simone Richardson
Université du Witwatersrand
Afrique du Sud
Simone Richardson dirige l’équipe de recherche Fc-Omics qui étudie comment les fonctions des anticorps contribuent à la protection vaccinale contre les maladies infectieuses. Ses travaux ont recours à la sérologie systémique pour repérer les signatures immunitaires permettant de prédire la protection, et appliquent ces connaissances à des maladies qui touchent de manière disproportionnée les populations africaines, notamment le VIH, le cytomégalovirus congénital, le VRS, les infections à Klebsiella et la COVID-19. Son objectif à long terme est de contribuer à la conception de vaccins plus efficaces et plus durables.
Ottman Tertuliano
Université de la Pennsylvanie
États-Unis
Ottman Tertuliano étudie comment les structures vivantes, des tissus minéralisés aux réseaux cellulaires, perçoivent les forces mécaniques, y résistent et s’y adaptent. Ses recherches explorent les mécanismes physiques qui permettent aux os de se renforcer grâce à l’exercice physique et ce qui défaillit dans des maladies comme l’ostéoporose. À l’aide d’outils mis au point à l’interne, notamment la nanomécanique par rayons X synchrotron et des plateformes nanométriques imprimées en 3D, son laboratoire étudie l’adaptation mécanique aux échelles où elle se produit.
MATÉRIAUX QUANTIQUES
Jennifer Fowlie
Université Northwestern
États-Unis
Jennifer Fowlie cultive des cristaux céramiques d’une taille quasi atomique dotés de propriétés électroniques comme la supraconductivité et le magnétisme. Son laboratoire étudie la façon dont la structure des cristaux détermine ces propriétés, afin de mieux comprendre comment conférer de nouvelles propriétés intéressantes aux matériaux quantiques.
Zhurun Ji
Massachusetts Institute of Technology
États-Unis
Zhurun Ji étudie des matériaux quantiques ultraminces dans lesquels les électrons peuvent s’organiser en de nouveaux états de la matière dotés de propriétés remarquables. Son groupe met au point des outils hyperfréquences et à ondes millimétriques pour explorer et contrôler ces états à très petite échelle, révélant ainsi des structures que les méthodes conventionnelles peuvent manquer. Son objectif global est de rendre la matière quantique mesurable, contrôlable et, à terme, modifiable, au profit des futures technologies quantiques.
Gregor Jotzu
EPFL
Suisse
Gregor Jotzu se sert de lasers pour étudier en temps réel comment les systèmes quantiques s’organisent. Ses recherches visent à comprendre pourquoi des systèmes complexes, composés d’un très grand nombre d’atomes en interaction, peuvent se comporter de manière simple, prévisible et ordonnée, et à quelle vitesse cet ordre peut se créer. À l’aide de brefs éclairs lumineux, son laboratoire étudie la dynamique des matériaux quantiques et l’émergence de l’ordre.
APPRENTISSAGE AUTOMATIQUE, APPRENTISSAGE BIOLOGIQUE
Kelsey Allen
Université de la Colombie-Britannique
Canada
Kelsey Allen réalise des travaux au croisement de la robotique, de l’apprentissage automatique et des sciences cognitives en vue de comprendre les mécanismes qui sous-tendent un apprentissage adaptatif et efficace. Ses recherches portent principalement sur le processus décisionnel et le raisonnement afin de mieux comprendre les mécanismes d’apprentissage et d’adaptation des systèmes intelligents, qu’ils soient biologiques ou artificiels.
Quentin Bertrand
Inria
France
Quentin Bertrand étudie les modèles génératifs, l’apprentissage multi-agents et la manière dont les algorithmes d’apprentissage peuvent tirer parti des données synthétiques issues de modèles génératifs profonds et interagir avec celles-ci. Ses travaux explorent des questions fondamentales sur la capacité des systèmes d’intelligence artificielle à apprendre, à généraliser et à s’améliorer.
Erin Grant
Université de l’Alberta
Canada
Les recherches d’Erin Grant font le pont entre la science cognitive, la neuroscience et l’intelligence artificielle afin de comprendre comment les systèmes d’intelligence biologique et artificielle créent des représentations internes du monde. Ses travaux visent à déterminer comment des principes computationnels simples peuvent sous-tendre des capacités complexes, comme la vision, le langage, le processus décisionnel et la planification, dans le but d’améliorer notre compréhension de l’intelligence biologique et l’élaboration de systèmes d’IA plus robustes et plus transparents.
C’est avec fierté que le CIFAR rend hommage à la Fondation Azrieli, dont le soutien généreux et visionnaire a joué un rôle déterminant dans le lancement et l’évolution du programme des chercheurs mondiaux. En qualité de partenaire fondateur et grâce à son profond engagement, la Fondation a ouvert la voie aux dix premières cohortes du programme (2016 à 2025).